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"L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël

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Delilah J. Donovan

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MessageSujet: "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël EmptySam 19 Mai - 22:53

New York n'est pas simple. Lorsque tout va bien, un grain de sable vient se foutre dans l'engrenage et fout le bordel. En plus, la population est tellement concentrée que vous avez toujours un problème au minimum dans votre entourage qui vous affecte personnellement. Delilah June Donovan en avait deux, voire trois. Une meilleure amie blonde peroxydée enceinte de trois mois dont elle et ces amis n'acceptait pas la grossesse bien trop prématurée au vu de son âge et de la durée de son couple. A chaque fois que la brune essayait de lui parler, la blonde la rejetait. Elle était en train de la perdre et cela la tuait. Ça c'était le problème numéro un. Problème numéro deux : Delilah et Ian étaient aller passer un weekend à Paris chez ses parents et elle s'était rendu compte que sa mère n'acceptait pas leur nouveau couple, même en constatant le bonheur paradisiaque de sa fille. Tout cela parce que Olivia Pierce-Donovan avait été traumatisée de voir sa fille dans un tel état de souffrance, de douleur et de tristesse après le départ de celui qu'aujourd'hui elle ramenait dans la maison familiale, presque six ans après. Pourtant, la fille en question n'avait jamais été heureuse, mais sa mère ne voyait que le passé et son père ne semblait pas voir ce qui se passait autour de lui. Toute cette situation avait créé des tensions familiales très fortes, qui ne s'étaient toujours pas réglées. Dernier problème, mais aussi le plus important pour la jeune femme : lors d'un weekend à Los Angeles pour rendre visite à ses parents, Ian avait découvert que son père était homosexuel et que ces derniers allaient divorcer. Depuis, il essayait de faire croire que cela ne le touchait pas, que ça lui passait complètement au-dessus. Ça aurait pu marcher, si seulement Delilah ne le connaissait pas si bien. Elle s'inquiétait. Il avait commencé à fumer des joints et des clopes davantage que d'habitude, prétextant que sa cheville lui faisait encore mal. Elle souffrait de ne pas savoir exactement ce qui le touchait à ce point, de ne pas pouvoir en parler sérieusement avec lui. En plus, elle voyait bien qu'il se posait des questions sur lui, sur eux, sur leur avenir. Elle avait peur, peur pour lui, peur qu'il brise tout sur un coup de panique, peur pour elle aussi, à bien moindre échelle. Elle ruminait tout cela depuis quelques jours, sans en parler à personne. Lorsqu'elle commença à ne plus pouvoir dormir à cause de toutes ces pensées qui pesaient déjà bien lourd sur ses cernes, son estomac et son cœur, elle se décida enfin à faire quelque chose.

Elle passa à l'action un samedi matin. Il lui avait donné l'idée lui-même, un soir où après avoir – encore – trop bu, il s'était faufilé dans son lit pour dormir avec elle, même s'il avait espéré plus. A quatre heures du matin, après cinq heures d'insomnie, depuis qu'elle s'était couché en fait, elle prit son manteau, l'enfila par dessus sa nuisette puis glissa sa carte bleue et sa brosse à dents dans sa poche. Ben quoi ? Elle l'avait vu dans des dizaines de films d'espionnage, ça devrait marcher non ? Elle sortit pieds nus et verrouilla la porte de sa chambre avant de se rendre devant celle de son petit ami. Une fois devant, elle hésita. Allait-elle vraiment faire ça ? Elle ricana entre ses dents. Ce que c'était ridicule. Elle mit sa main sur la poignée et poussa doucement la porte. Elle s'engouffra dans la chambre, refermant délicatement derrière elle. Ensuite, elle posa son manteau sur une chaise avant d'aller se blottir dans le lit de son homme, suffisamment silencieusement pour ne pas le réveiller. Elle s'appuya sur un coude et le contempla. Il était si beau, même lorsqu'il dormait... Elle s'installa confortablement contre lui et finit par s'endormir contre lui. Elle ouvrit les yeux plusieurs heures plus tard lorsqu'elle sentit de petits baisers sur sa nuque et jeta un coup d'oeil au réveil. Il était midi. La jolie brune se tourna vers celui qui l'avait tirée des bras de Morphée, passant ses doigts dans les cheveux du beau châtain, et sourit en le regardant. « Salut mon ange... Désolée de m'être incrustée comme ça, j'avais besoin de dormir. Et puis, tu sais à quel point j'aime ta tête au réveil. » Elle se frotta les yeux pour se réveiller un minimum, l'embrassa et se leva, fouillant dans les placards pour trouver le café et alluma la cafetière. Pendant que le café coulait lentement, elle se retourna, tout sourire et contempla son Apollon de petit ami qui se trouvait entre les draps. « Qu'est-ce que j'ai fait pour être aimée de la perfection, incarnée, hein ? Pourquoi tu m'aimes ? » Le ton était léger mais la question était là. On dit que l'amour est inexplicable, mais tout semblait parfait. Et elle n'y était tellement pas habituée que cela la perturbait. Elle ne voulait pas aborder les questions qui l'occupaient immédiatement alors qu'il venait à peine de se réveiller. Elle ouvrit les placards d'instinct, connaissant déjà la chambre par cœur. Plus besoin d'ouvrir trois mille portes pour trouver ce qu'elle cherchait. Elle sortit donc rapidement deux tasses, saisit la cafetière et les remplit aux trois quarts. Elle sucra la sienne et se dirigea vers le lit. Assise sur le rebord du matelas, elle tendit la deuxième au jeune homme avec un grand sourire. « Promis, je t'emmène bruncher chez Sarabeth's après pour me faire pardonner de l'intrusion sauvage. Tiens. » Elle l'embrassa rapidement et but une gorgée de caféine, les yeux dans le vague, perdue dans les tréfonds de ses pensées. Quelle drôle de façon de commencer un samedi matin... Et au fond d'elle, elle avait le pressentiment que cela en serait de même pour le reste de la journée, ne sachant pas si elle allait être atypique dans un bon ou dans un mauvais sens...
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Ian Blackwood

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MessageSujet: Re: "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël EmptyDim 20 Mai - 1:23

Ce matin là - ou cette fin de matinée plutôt - Ian eut une agréable surprise au réveil. Agréable parce que c'était elle. Désagréable parce qu'il avait un gros trou noir qui embrumait son esprit. Pourquoi Deli était là ? Il s'étira et passa ses mains sur son visage pour se réveiller, tâtonna presque à l'aveuglette sur la table de nuit afin de localiser son téléphone. Il abandonna l'objectif de voir l'heure en se rappelant que son téléphone était dans sa veste, et que celle-ci était quelque part dans sa chambre, et surtout qu'elle n'était pas a portée de main. Une lueur rouge attira son regard . Oh, oui, un réveil. C'est vrai. 11h28. Il ne savait pas s'il était tôt ou tard en faite. Il referma les yeux avant d'enrouler un bras autour d'elle et soupira en se resserrant contre son corps, faisant attention de ne pas la réveiller. Frôlant son nez près de ses cheveux, il respira ce parfum qu'il affectionnait tant, et se mit a réfléchir sur sa soirée. Quel jour était-on déjà ? Ah oui. Samedi. Donc hier, c'était .. vendredi c'est ça ? Oui, ça devait être ça. Oh oui le Pouchkine. Il avait dut y faire un tour. Un tour assez long. Il grimaça se rendant compte que se souvenir était douloureux, migrainement parlant. Consommant sa gueule de bois dans son lit, il déposa machinalement quelques baisers sur la tempe de sa copine. Il rouvrit ses yeux, pour les décongestionner un peu sans doute et s'accouda sur son oreiller, tenant sa tête dans sa main, l'observant avec un petit sourire. Bon, bar. Non, bars, au pluriel en faite. Il ne se souvenait même pas d'être rentrer. Il faut dire qu'il avait franchement abusé hier. Mais que ça soit elle dans son lit était quand même rassurant. Même dans un état second, il était incapable d'aller voir ailleurs. Il caressa sa joue du bout des doigts, mais il cessa en se disant qu'il la dérangeait lorsqu'elle se retourna, ne lui offrant plus que son dos. Il s'en contenta, passant alors sa main le long de son bras, la reprenant contre lui. C'était rare maintenant qu'il est ce genre de "black-out". En tout cas ça faisait longtemps. Comme ça faisait longtemps qu'il n'avait pas mélangé alcool fort et drogue. Il soupira a nouveau. Il resta ainsi, sa belle dans ses bras, se remémorant la soirée sans grand succès. Quand il vit que le réveil affichait presque midi, il décida de sortir sa belle de son sommeil. Égoïste? Oui, Ian commençait a s'ennuyer dans ce lit et n'osait pas se lever pour ne pas la réveiller. Donc quitte a la réveiller, autant le faire en douceur.

Avec parcimonie , il déposa des baisers contre sa nuque avec tendresse. Elle ne tarda pas a immergée, ce qui le fit sourire « Salut mon ange... Désolée de m'être incrustée comme ça, j'avais besoin de dormir. - Ah, tout s'expliquait sur sa présence alors - Et puis, tu sais à quel point j'aime ta tête au réveil. » Il ricanna doucement, se doutant que là, sa tête devait être amochée méchamment. La main manucurée qui passait dans ses cheveux lui faisait comprendre d'ores et déjà l'existence de cet épis matinal, et ses yeux a peine ouvert après une demie heure de réveil lui laissait penser que sa courte nuit marquait son visage. Peu importe. Après quelques minutes a se réveiller, la demoiselle quitta le lit malgré la protestation de Ian qui tenta de lui attraper la main en vain. Il se laissa retomber , visage en plein dans son oreiller, marmonnant. Bougon au réveil? Il avait connu pire. Les flash qui lui grillait la rétine a peine les paupières ouvertes, quand Delilah s'amusait a le photographier au réveil par exemple ! Un bon cocooning ce "matin" ne lui aurait pas déplus. Il entendit les portes s'ouvrir et se refermer, alors il tourna les yeux vers le brouhaha - pas énorme, mais qui raisonnait dans son crâne - et la vit faire couler du café en même temps que l'arome de ce dernier venait chatouiller son odorat. « Qu'est-ce que j'ai fait pour être aimée de la perfection, incarnée, hein ? Pourquoi tu m'aimes ? » Il s'étira tout en répondant sur un ton d'humour " Tu fais le café alors que j'ai pas encore poser un pied a terre, ça vaut des points ça. " Il avait beaucoup plus facile a dire les choses ainsi. En même temps, que répondre? Qu'il l'aimait comme un dingue parce qu'elle était la seule et unique personne qui en un regard le faisait se sentir unique, parce que son sourire était une ébauche du paradis, parce qu'il avait trouver cette personne précieuse avec laquelle on veut faire sa vie, parce qu'elle était là, parce qu'il n'avait pas d'explication pour l'aimer comme il l'aimait? Qu'elle était son premier véritable amour, et qu'elle serait le dernier? Non, effectivement il lui était plus simple de faire de l'humour et de ne pas répondre vraiment, parce qu'il lui était difficile aussi a l'heure actuelle de parler d'amour, alors qu'il avait l'impression de ne plus y croire. Pas qu'il ne croyait pas en eux, mais a l'amour en général. C'était compliquer a comprendre. Il fallait être Ian pour ça, il fallait avoir vu son père tromper sa mère avec une tapette. Bordel. Il chassa ses pensées. Pourquoi y pensait-il? Pour une question ? Voilà, ça recommençait. D'un geste machinal, il ouvrit son tiroir et en sortit un petit rectangle vert foncé. Il releva son regard sur Deli comme prit d'un électrochoc. Merde, il faisait quoi là ? Pas devant elle quand même . Il referma rapidement le tout, et la regarda d'un air on-ne-peut-plus innocent alors qu'elle s'approchait avec deux tasses. « Promis, je t'emmène bruncher chez Sarabeth's après pour me faire pardonner de l'intrusion sauvage. Tiens. » Il la remercia d'un sourire et observa le liquide noir qui fumait entre ses mains. " J'préfère moins de brunch et plus d'intrusions si tu veux mon avis.." Il souffla sur sa boisson avant d'en prendre une gorgée. Disait-il qu'il aimerait se réveiller chaque matin avec elle a ses cotés? Oui peut-être. Sans doute même. Surtout que depuis le départ de Leya, cette chambre était vide... Mais il n'était pas dans un esprit suffisamment sein pour le lui demander, ni même pour reconnaître qu'il en avait envie. Après trois nouvelles gorgées, Ian se risqua a saisir son paquet de clopes. en trouver une ne fut pas une mince affaire. Premier paquet sur le chevet : vide. Deuxieme : vide. Troisieme : vide. Il posa finalement sa tasse et se leva jusqu'à son jean, jonchant le sol avec les vêtements de la veilles, et sorti le paquet de sa poche gauche, coinça le mégot entre ses lèvres et avisa d'un regard sa petite amie. " Shht. Ne dis rien, pas la première du matin." souffla-t-il a peine celle-ci allumée. Il attrapa sa tasse et se dirigea vers sa fenetre, deposant au passage un baiser au sommet de la tete brune assise sur le lit. Il l'ouvrit, respectant entièrement les non fumeurs et souffla son poison au grand air. Il but une nouvelle gorgée et tapota sa cendre en demandant : " Au faite, t'as dis que tu avais besoin de dormir. Tu nous fais des insomnies? " Sa voix était a la fois un peu inquiète, et un peu rieuse. Ca y'est, Ian était réveillé.




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MessageSujet: Re: "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël EmptyMer 30 Mai - 21:09

Delilah mit un certain temps à émerger et réaliser ce qui se passait autour d'elle. Maintenant qu'il était réveillé, elle cherchait un moyen d'aborder le sujet. Bien sûr, elle n'allait pas lui parler de ça de but en blanc. C'était trop brutal, surtout à cette heure de la journée. Après quelques minutes de brainstorming pendant qu'elle touillait son café d'un geste machinal, elle se rendit compte qu'il venait à demi-mots de lui dire qu'il aimerait qu'elle soit plus souvent dans son lit, voire toujours. De toute façon, lorsqu'on en venait aux sentiments, Ian trouvait toujours un moyen de tout tourner en dérision à moins de le prendre entre quatre yeux. En gros, il venait de faire ce qu'il avait déjà fait quelques minutes auparavant, lorsqu'elle avait essayé d'obtenir une réponse essentielle. Elle fronça à peine les sourcils et secoua doucement la tête, un demi-sourire sur les lèvres. Elle prit une première gorgée alors qu'il ouvrait un premier paquet vide et fit correspondre les suivantes au nombre de cadavres qu'il dépiautait frénétiquement, suivant son petit manège des yeux, toujours assise sur le lit, dans un mélange d'amusement et de consternation. Tout ça pour une dose de poison nommé nicotine qui le tuait à petit feu. Oui, elle avait peur pour lui, peur de tout ce qui pouvait le détruire, lui faire du mal ou le changer. Lorsqu'il trouva enfin son Sacré Graal en forme de tube, elle ouvrit la bouche pour protester mais il passa devant elle, la faisant taire d'un regard qui en disait long, d'une petite phrase concise et d'un léger baiser. Elle se tut donc, ne voulant et ne pouvant pas gâcher un moment si précieux avec une dispute stupide. Il alla ouvrir sa fenêtre avant d'allumer sa clope pendant qu'elle finissait son café. À demi tourné vers elle, il l'interrogea sur son manque de sommeil. Derrière l'humour habituel, elle sentait une bonne dose d'inquiétude qui la touchait profondément. Non pas que c'était nouveau ou que ça la surprenait, il avait toujours été attentionné. Mais lorsque vous savez que la personne que vous aimez le plus au monde, la personne dont vous avez littéralement besoin pour vivre doute et qu'elle ne sait plus trop où elle en est, une marque d'attention pareille est rassurante. Son regard fit alors le tour de la pièce, affreusement vide depuis le départ de la jolie blonde, future maman qui sacrifiera sa jeunesse. « Ian... Est-ce qu'elle te manque ? Tu tiens le coup ? » Elle soupira et posa enfin ses deux pieds sur la moquette bleue immonde qui couvrait le sol de toutes les chambres universitaires du campus de la Great Academy. Comment lui parler de tout ce qui la tenait éveillée sans l'énerver ni le braquer ? Elle posa sa tasse sur la table de nuit, passa une main dans ses cheveux pour se redonner une contenance, sourcils froncés. Elle décida de se mettre à avancer et se mit derrière Ian, passant ses bras autour de sa taille. Blottie contre son dos, elle se mit à sourire, soudainement détendue. Un contact, un sourire, un regard. Il ne lui fallait que cela pour être sûre lorsqu'elle doutait de ce que lui ressentait, lorsqu'elle doutait de tout et n'importe quoi. Peu importe ce qui ce passerait à l'avenir avec Leya, Jon, Kim ou les autres, elle était sûre de compter, si ce n'est d'être aimée, par une personne sur cette putain de planète bleue et cela lui suffisait amplement et seulement cela lui était vital. L'arête de son nez frôla la peau de son dos et déposa un baiser entre ses omoplates. « Oui, depuis plusieurs jours... Dans ces moments là, il n'y a que toi qui peut m'aider à trouver le sommeil, tu sais. Mais ne t'inquiètes pas, c'est rien. » Sa voix s'était cassée. Mensonge, gros mensonge. Lui mentir ? Jamais. Elle ne pourrait plus se regarder dans une glace après. Elle poussa un gros soupir et murmura contre sa peau. « En fait, non. » Elle déglutit, se racla la gorge et tenta de reprendre une voix normale et stable. Cependant, elle attendit qu'il ait fini sa dose de drogue douce pour continuer, laissant planer un silence quelque peu pesant dans la pièce. Elle ne savait pas par où commencer, ne savait pas comment il allait réagir. Elle ne voulait surtout pas qu'il se ferme, mais qu'il lui parle, qu'il lui fasse assez confiance pour lui faire part de sa souffrance. Il était toujours là pour elle, et il était plus que temps qu'il la laisse lui rendre la pareille. Et pourtant, elle savait mieux que quiconque qu'il n'était pas du genre à parler de ses sentiments, mais si elle arrivait à le soulager de ce qu'il torturait, si elle arrivait à le faire parler d'eux, de ce qu'il envisageait pour leur avenir, peut-être que si elle arrivait à le faire parler de tout ça, alors elle aurait l'impression de lui avoir été utile, de partager un peu plus sa vie, de l'aider. Quand à lui, elle espérait qu'il comprendrait qu'il pourrait lui parler de tout, quoi qu'il arrive, elle serait toujours à ses côtés, même dans ses phases les plus sombres. Elle se mit en face de lui et le prit par la main pour l'emmener près du lit. « Viens là, il faut que je te parle. » Elle s'assit et prit une profonde inspiration, ne relâcha pas sa prise autour de ses doigts et plongea très profondément dans ces émeraudes qui la faisaient littéralement fondre sur place. « Tu sais, si je ne dors plus, c'est parce que... Je m'inquiète pour toi, Ian. Et pas qu'un peu. » Nouvelle inspiration, nouveau contact. Elle posa une main sur sa nuque. « Je sais que tu n'aimes pas parler de toi, mais là, je vois que tu souffres à cause de ce que tu as découvert à Los Angeles, que tu te poses plein de questions, que tu doutes de beaucoup de choses. Et j'aimerais que tu m'en parles parce que je ne supporte pas de te voir souffrir comme ça... Ca me fait mal. Et tu peux mettre un masque devant les autres, mais je te connais trop et je t'aime trop pour gober des trucs comme ça. » Elle avait L'Hymne à l'Amour d'Edith Piaf qui lui tournait dans la tête pendant qu'elle parlait. Ca correspondait tellement bien à ce qu'elle ressentait pour lui... « Ton comportement me fait peur. J'ai peur que ça te change ou que ça te détruise. Et ça... » Elle secoua la tête. « Je ne veux même pas y penser. Je sens aussi que la situation te fait te poser des questions sur nous. Je le sens. Donc si tu veux me les poser ou me dire si tu as un truc sur le cœur... Vas-y, je t'écoute. Je veux que tu saches que je suis là. Toujours. » Elle appuya son front sur celui de Ian et déposa un léger baiser sur ses lèvres. L'invitation était lancée et elle espérait vraiment qu'il accepterait.
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MessageSujet: Re: "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël EmptyMer 30 Mai - 22:31

Perché par la fenêtre, café-clope en main, belle demoiselle en vision droit devant, la matinée ne pouvait que bien commencer. Matinée.. oui , enfin, ce midi commencait bien, si vous voulez. Sauf que Delilah semblait soucieuse, a froncer sans arrêt les sourcils, concentrée sur son café. Ian était étonnament détendu. Peut-être parce qu'elle n'avait rien dit sur cette clope qu'il avait déjà presque fini, la dévorant comme si sa vie en dépendait. D'ailleurs, elle en dépendait. « Ian... Est-ce qu'elle te manque ? Tu tiens le coup ? » Il comprit immédiatement qu'elle faisait référence a Leya. Mais pourquoi en parlait-elle si subitement? Ca n'était pas comme si il venait d'évoquer son ex colocataires? Peut-être avait-elle répondu a sa question par une autre question ? Si elle dormait peu, si elle était préoccupé, c'était peut-être a cause de la situation des deux femmes qu'il préférait sans doute dans ce monde? Il détestait les voir se disputer. Quoi que finalement, elles ne se disputaient même plus, puisqu'elles ne se parlaient presque plus... c'était peut-être pire en faite.. Il profita d'un petit souffle de vent très leger, contre lequel il lutta avec sa fumée, tournée par la fenetre, sur cette vue du campus pas des plus jolie. " Elle me manque, ouais.. - sa voix s'était alors ampli d'une certaine nostalgie - Mais c'est moi qui l'ai foutu a la porte après tout. Et tu ne répond pas a ma question Donovan. Tu dors pas? " continua-t-il sur un ton plus leger, préférant ne pas s'attarder la dessus. Il n'avait pas mit leya a la porte loin de la. Il lui avait offert de quoi bien commencer sa vie de maman, avec le papa... Souvent il regrettait ce cadeau, parce qu'il ne la voyait presque plus, parce qu'il avait perdu ce lien qui uni deux coloc qui s'entendent mieux que personne.. Les moments dans cette chambre lui paraissait bien long. Il avait refusé d'avoir un autre colocataire d'ailleurs, pour que Leya ait toujours sont lit si jamais ça n'allait pas, qu'elle avait besoin d'aller quelque part.. Il reprit une gorgée de café et tourna a peine la tête en sentant les petits bras se Delilah venir lui tenir la taille.  « Oui, depuis plusieurs jours... Dans ces moments là, il n'y a que toi qui peut m'aider à trouver le sommeil, tu sais. Mais ne t'inquiètes pas, c'est rien. » Il aurait pu sourire a ce compliment qui lui était lancé, mais le "ne t'inquiete pas c'est rien " dans la bouche d'une fille pour qui on s'inquiete constamment pour son bien-être, ça sonnait faux. Il avait la chance d'avoir une copine qui n'était pas du genre a se prendre la tete pour un oui ou pour un non, alors il la connaissait suffisament bien pour savoir que si ça lui coupait le sommeil, c'était plus important qu'elle ne le laissait croire. Il se tourna alors a peine pour lui lancer ce regard bien a lui, insitant et silencieux, qui signifiait clairement : tu pense que je vais gober ça, sérieusement ? Mais elle le devança sur la vérité et soupira qu'en faite, non. Non ça n'était pas rien et il y avait donc bien quelque chose qui la chamboulait. Leya ? Oh misère non. Il n'avait pas envie d'entrer encore dans une discussion sur sa meilleure amie et son choix de garder le bébé, sur sa meilleure amie et le fait qu'en ce moment quelque chose qui coincait avec les autres filles. Bordel, n'était-il pas trop tot pour partir déjà dans ces discussion là ? Ne pouvait-elle pas simplement lui dire que ça n'allait pas parce qu'elle n'avait pas trouver la paire de chaussures de ses rêves ou un truc du genre ? D'accord, c'était très réducteur, et macho. Italien hein. Il termina son café et lança sa clope par la fenetre lorsqu'elle lui prit la main : « Viens là, il faut que je te parle. » Il la suivit donc jusqu'au lit sans aucune conviction. Toute personne saine d'esprit comprenait ces quelques mots la. Pourquoi ne pas dire directement : on va se disputer. On va parler d'un truc qui ne va pas te plaire. Parce que, c'était bien souvent ce que cachait cette phrase non ? Il s'assit donc a ses coté reposant son mug vide sur le chevet et la regarda, tout ouie. Il n'avait pas le choix en même temps. Et puis maintenant, les discussions Leya, il était rodé ... « Tu sais, si je ne dors plus, c'est parce que... Je m'inquiète pour toi, Ian. Et pas qu'un peu. »  Il écarquilla alors les yeux. Lui ?

Sa langue avait fourchée non? Elle nvoulait dire, je m'inquiete pour elle, ian. Non ? Il fronça alors a peine les sourcils sentant le coup fourré lui tombé au coin de la gueule lorsqu'elle vint posé sa main contre sa nuque. Pour qu'elle prenne autant ses précaussions, c'est qu'elle voulait aborder un sujet important. Pour que ça l'empeche de dormir surtout. Qu'avait-il fait pour lui causer autant de soucis? . « Je sais que tu n'aimes pas parler de toi, mais là, je vois que tu souffres à cause de ce que tu as découvert à Los Angeles, - il sentit son torse se bomber, près a expirer le plus long des soupirs - que tu te poses plein de questions, que tu doutes de beaucoup de choses. Et j'aimerais que tu m'en parles parce que je ne supporte pas de te voir souffrir comme ça... Ca me fait mal. Et tu peux mettre un masque devant les autres, mais je te connais trop et je t'aime trop pour gober des trucs comme ça.   Ton comportement me fait peur. - il leva les yeux en l'air - J'ai peur que ça te change ou que ça te détruise. Et ça... je ne veux même pas y penser. Je sens aussi que la situation te fait te poser des questions sur nous. - il soupira bruyamment, très peu ouvert a cette discussion là - Je le sens. Donc si tu veux me les poser ou me dire si tu as un truc sur le cœur... Vas-y, je t'écoute. Je veux que tu saches que je suis là. Toujours. » Alors qu'elle déposait un leger baiser sur ses lèvres, il ôta la main qu'elle avait sur sa nuque et s'écarta d'elle un instant, la scrutant. " C'est bon Delilah tu peux fermer les yeux et dormir sur tes deux oreilles, tout va bien, je t'assure. Je ne me pose aucune question, et si c'est ça qui te fais peur sache qu'entre nous tout roule ok ? " La voix qu'il avait le trahissait clairement. Une voix presque dure, prèsque sèche. Et puis surtout, si vraiment tout ça ne le tracassait pas, il ne l'aurait pas prit comme ça, il aurait contourner le truc certe, mais plus a sa façon, dans un sourire et une voix plus amicale... Un regard plus doux. Il résumait l'inquiétude de sa petite amie de façon presque péjorative, car il savait bien qu'elle était plus préoccupé pour lui que pour leur couple. Mais en même temps, ce genre de truc le mettait en rogne. Il n'aimait pas parler de lui, c'était son droit non ? Pourquoi s'obstiner a le percer comme ça ? Pourquoi lui parler de Los angeles si elle savait qu'il en avait de mauvais souvenir? Tout ça pour quoi ? Pour lui dire qu'elle était là ? Mais il le savait, il n'avait pas besoin de pleurer sur son épaule pour le savoir... OK, il faisait preuve de beaucoup de mauvaise foi, parce que lui même, comme n'importe qui me direz vous , n'aimait pas sentir ses proches mal, et les obligeait presque a parler. Mais il n'aimait pas, c'était ainsi. Reflexe de fumeur, lorsqu'il senti sa colère arrivé, il voulu se lever pour reprendre une clope, mais s'il voulait encore lui faire croire que ça allait très bien, ça n'était pas la bonne chose a faire. Elle n'était pas dupe, il le savait. Les cadavres de paquet a coté était bien un signe que sa consomation avait été un peu plus élevée. Et puis pour rouler un pet', il faut aussi du tabac.. Il regarda alors ailleurs, et le ciel de la fenetre lui sembla un bon point de vue.. Il n'avait pas envie d'entrer dans cette discussion la, absolument pas. Il se remémora un truc qu'elle avait dit, et il gromela : " et a ce que je sache, mon comportement n'a pas changer, alors dis pas des trucs comme ça,genre.. je te fais peur.. " Après cette histoire avec Megan, il avait un sérieux problème avec ça. De s'imaginer Delilah le "craignant "... Il braqua a nouveau son regard sur elle. Fatale erreur. Il se voulait froid, il se réchauffa en un instant pour se transformer en un regard désolé. Ce qu'il s'en voulait, de lui causer autant de soucis. S'il n'en parlait pas, c'était justement pour éviter ce genre d'inquietude. Mais finalement c'était peut-être pire. Et si elle avait comprit ses doutes sur le concept générale de l'amour, elle devait soufrir de son ton si froid. Il prit une longue inspiration, signe qu'il allait enfin parler pour dire quelques chose d’intéressant ... son souffle se bloqua un instant puis...

Puis il expira, ne disant finalement rien . Fausse alerte. Ian n'allait pas changer comme ça. Il se leva du lit et lorsqu'il quitta les yeux de Deli, il eut l'impression de voir son père et ce mec.. Bravo, elle avait remuer sa boite de pandore. Il reporta alors son regard sur elle et vint s'accroupir devant elle, et adopta un visage plus chaleureux. " Délilah ne t'inquiète pas pour ça ok ? Ça va passer. J'ai du mal a digéré, mais ça ne va pas me détruire c'est rien. Mon père qui devient un connard d'homo qui trompe ma mère en baisant dans son dos avec un mec dégueulasse, quoi de plus idylique, hein ? " Il avait bien commencé, et mal fini, un sourire plein d'ironie se dessinant sur ses lèvres. Il était la le problème : la deception de Ian, l'image d'un couple pour lui fondamental – bien qu'il n'ait jamais totalement fonctionné – qui se brise, une intolérance soudaine pour tout ce qui se rapprochait de près comme de loin au monde gay, un mélange de question qui engendre des doutes sur son proble couple, sur leur véritable avenir... C'était trop compliqué dans son esprit pour qu'il gère tout ça seule. Et c'est alors qu'entre en jeu l'amie Marijua. Il soupira " c'est pas ce que je voulais dire " reprit-il en se relevant. Il avait a la fois envie de lui en parler, peut-être que ça l'aiderait après tout ? Mais il savait que ça la blesserait. Je t'aime mais je ne sais pas si ça va durer, ni même si c'est sincère dans le fond. Si ca se trouve tout ça, ça ne sert a rien, a quoi ça sert de continuer? Tu vas attendre des choses que je ne saurais t'offrir. Un mariage ? Pourquoi faire on divorcera. Un gosse? J'ai trop honte de mon nom pour oser le donner a un innocent, et puis, a quoi bon faire un gamin malheureux de plus sur cette terre. Une maison ? Bien sur, comme ça tu pourras m'attendre sagement en préparant le diner pendant que je te tromperait dès la première occasion. Ah, Deli était vraiment prête a entendre les pensées intérieures de Ian ? Vraiment ? Non. Il n'avait même pas envie de les formulées a hautes voix... Finalement, il retourna chercher son paquet de clope et en sortie une, qu'il alluma on ne peut plus rapidement. " Des questions hein? " demanda-t-il en soufflant sa fumée . " Ok. Tu me quitteras avant que je te détruise? " Sans avoir suivit les projets d'avenirs noirs qu'il venait d'avoir en tête, cette question était peut-être un peu étrange, voir ...brutale? Elle voulait une question ? Il venait de lui donnée celle qui pouvait tout résumer...

BREF, Ian aurait préféré une discussion sur Leya !




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Delilah J. Donovan

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MessageSujet: Re: "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël EmptyDim 24 Juin - 21:15

A regarder son petit ami ruminer des pensées apparemment très sombres, Delilah revint quelques mois plus tôt, en février, plus précisément. Le jour où il avait failli larguer Megan, après leur dispute. Même attitude, même ton, même colère froide masquée, mêmes mots blessants. Bien sûr, les motifs étaient différents, beaucoup plus sérieux, cette fois. Et ce n'était pas une dispute. Ou presque pas. Assise sur le lit, en tailleur, elle le laissa évacuer une partie de ce qu'il avait sur le cœur, dire des conneries. Elle resta la plus calme possible, car elle savait qu'il n'en pensait pas un mot, qu'il parlait sous le coup de l'émotion, de la colère qui le rongeait. Elle resta donc silencieuse tout le long de sa litanie, digérant chaque mot, alors qu'il s'intoxiquait, preuve ultime que tout n'allait pas bien. Elle le savait, comme elle savait qu'il était furieux, blessé. Mais ça, jamais il ne l'admettrait ni ne se laisserait aider, même par elle, à moins qu'elle ne lui force un peu la main. Et même là, voilà ce qui se passait, cela se retournait contre elle. Il n'y pouvait rien, il avait besoin d'un exutoire et il se rabattait sur la personne qui le connaissait et l'aimait assez pour le pousser dans ses retranchements afin de l'aider et être là pour lui. Lorsqu'il eut fini de tourner comme un lion en cage, il s'accouda à la fenêtre et se retourna vers elle, lui posant la question la plus stupide qu'elle ait jamais entendue. Quoi ? Il avait peur de l'effet qu'il pourrait avoir sur elle ? Il avait peur pour elle ? Ou alors il était tellement perdu qu'il n'avait aucune idée du bonheur qu'il lui procurait ? Elle se leva, alla s'accouder à la fenêtre à ses côtés, les yeux perdus dans le vague. « Tu ne sais vraiment plus ce que tu dis, hein ? » La question était murmurée et ne s'adressait même pas à lui, c'était plus une constatation. Elle se retourna face à lui, soupira un bon coup. « Ian. Regarde-moi. » Elle attendit d'avoir capté son regard pour lui répondre. « Écoutes-moi attentivement. La réponse à ta question est non. Pour tout un tas de raisons. À commencer par le fait que tu ne me détruiras jamais. Parce que tu es incapable de faire une chose pareille, même si tu es dans une mauvaise passe en ce moment. Et c'est pour ça que je suis là. Pour t'aider à t'en sortir, parce que pour l'instant, apparemment, tu n'es pas capable de le faire tout seul. Et ça te rend très malheureux ce qui se passe. C'est très compréhensible mais le seul moyen que tu as trouvé pour le gérer, c'est... » Elle s'arrête, se dirige vers la table de nuit du jeune homme, ouvre les tiroirs, trouve ce qu'elle cherchait, soupire, revient en face de lui, agite le sachet vert et le pose sur le rebord de la fenêtre avant de reprendre. « … ça. Et tes clopes, qui sont devenues tes meilleures amies. Ça va finir par te changer, te détruire... te tuer. Et c'est ça qui me fait peur, certainement pas toi. » Devant le regard surpris du brun, elle le regarda, un peu exaspérée. « Quoi ?! Tu croyais que je ne le savais pas, que je ne remarquais rien ? Je te connais Ian, sûrement mieux que personne ne te connaîtra jamais. Alors bien sûr que j'ai remarqué la hausse de ta consommation de cigarettes, les changements de comportement, les yeux rouges et explosés, les pupilles dilatées, les cuites à répétition. Et je ne te laisserai pas comme ça. Donc tu vas me laisser t'aider à gérer, parce que je refuse d'être garante de ton dépérissement, tout comme je refuse de vivre sans toi. » Elle ouvrit le sachet, jeta son contenu par la fenêtre, puis prit le paquet de clopes, les écrasa et les jeta dans la poubelle de la chambre. Frémissante de colère, de peur et d'émotion, elle alla s'effondrer en travers du lit. Elle s'appuya sur un coude et regarda de nouveau son petit ami. Elle l'aimait plus que tout et voulait qu'il en soit certain, quoi qu'il se passe dans sa drôle de vie. À vrai dire, ici, tout le monde avait une vie peu commune. Elle reprit son discours. « Je fais ça pour ton bien. Parce que tous les autres sont peut-être d'accord pour te regarder te détruire, souffrir comme je pense que tu n'as jamais souffert, devenir homophobe... Mais pas moi. Parce que moi je t'aime et que je vais tout faire pour te sortir de là. J'ai juste besoin que tu me fasses confiance et que tu me parles. Que tu me dises ce que ça te fais, ce que tu ressens. » Une fois sa tirade terminée, Delilah se leva et alla embrasser Ian avant de rallumer la cafetière. Pour la discussion qui allait suivre, elle allait sans doute avoir besoin d'un remontant.
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Ian Blackwood

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MessageSujet: Re: "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël EmptyLun 25 Juin - 1:46

Ian n'était pas triste. Du moins, ça ne ressemblait a aucune tristesse dont il avait déjà pu etre témoin dans le passé. Il n'avait pas envie de pleurer parce qu'il se sentait minable dans ce monde, meme si dans le fond, il se sentait comme tel. Il n'avait pas envie de pleurer parce que tout lui échappait ou autre. Non, ça n'était pas de la tristesse mais plus une sorte de colère lié a un sentiment de déception, de trahison, de non confiance en soi, d'impression d'être totalement largué, de ne plus comprendre ce qu'il était, comme si du jour au lendemain, tout ce en quoi il avait cru s'ébranlait et devait être remit en question. Vous savez, comme a l'époque de Christophe colomb, lorsqu'il a prouvé que la terre était ronde et non plate. Personne n'y croyait, tout le monde pensait qu'il était fou. Ian l'était. Il était fou de croire que l'amour était plus fort que tout - oui, malgré les apparences et son air macho, il croyait en la force de l'amour, comme un gros romantique - il était fou de croire qu'un homme et une femme pouvait s'aimer toute leur vie, et ne connaitre que l'autre comme unique plaisir et bonheur. Il avait été fou de croire que ce qu'il appelait parents sans que cette figure paternelle et maternelle soit grandiose , soit un couple a part, soit un couple qui ne divorce pas comme tout les autres. Pourquoi ? Pourquoi, il y a des années, l'amour était possible jusqu'à la mort? Les hommes ne trompaient pas leur femme a tout va, et encore moins avec d'autres hommes. Alors pourquoi ? Pourquoi ses parents n'avaient pas échappés a la règle ? Foutu XXI° Siècle ou rien n'est impossible.. Il détruirait Delilah un jour, c'était sur. Et le pire ? Lorsqu'il le ferait, il se détruirait lui même, il le savait. Il n'avait beau ne plus croire en l'Amour avec un grand A, il croyait encore au sien, même si pour le moment, il se sentait loin de tout ça... « Tu ne sais vraiment plus ce que tu dis, hein ? » Il détourna son regard d'elle. Bien sur qu'il le savait. Ou pas. Finalement, il ignorait ce qu'il savait, et ce en quoi il croyait. Lui infligerait-il autant de mal, un jour, que son père avait infligé a sa mère? Il fixa les bâtiments sur lesquelles il avait vue, s'auto corrigeant. Sa mère n'avait pas tant l'air de souffrir, dans le fond. Ses parents ne s'aimaient plus, depuis des années. Ses parents n'avaient jamais rien comprit a l'amour, que ce soit d'un mari a sa femme, ou de parents a enfant... « Ian. Regarde-moi. »

Il remua a peine la tête, négativement. Non, il n'avait pas envie. Il craignait tellement qu'elle puisse lire en lui, elle qui le connaissait si bien. Puis, il se sentit obligé de le faire. C'était elle. Même si de bon matin elle le lançait sur un sujet qui ne lui plaisait pas, c'était elle, il ne pouvait que la regarder, c'était le minimum, pour un homme qui ne voyait que part elle. Il tourna alors son visage vers le sien, et ancra son regard dans le sien. « Écoutes-moi attentivement. La réponse à ta question est non. Pour tout un tas de raisons. À commencer par le fait que tu ne me détruiras jamais. Parce que tu es incapable de faire une chose pareille, même si tu es dans une mauvaise passe en ce moment. Et c'est pour ça que je suis là. Pour t'aider à t'en sortir, parce que pour l'instant, apparemment, tu n'es pas capable de le faire tout seul. Et ça te rend très malheureux ce qui se passe. C'est très compréhensible mais le seul moyen que tu as trouvé pour le gérer, c'est... » Il l'écoutait, sans avoir l'impression que ses mots entraient dans sa tête. Il l'écoutait sans vouloir le faire, et n'enregistrait rien, colérique et grognon de cette discussion. Il avait horreur d'ouvrir son coeur autant que sa tête, même pour elle. Ça n'était pas une question de confiance, mais Ian n'aimait tout simplement pas parlé de lui. La seule personne qui ait sans doute jamais comprit son fonctionnement et qui le respectait était son ami, Chad. L'un et l'autre pouvaient se voir dans un moment de crise, ne rien se dire, et se quitter en se sentant bien. C'était étrange, mais ça marchait, et c'était une relation qui lui avait toujours fait du bien. Un échappatoire? Peut-être. Ils se parlaient s'ils en avaient envie, et ne demandait rien en retour. Mais bon, avec le tournage de son film, malheureusement, cet échappatoire dont il aurait peut-être eu besoin était loin, et il lui aurait sans doute dit : " Deli est là, elle. Elle peut t'aider, n'ai pas peur de lui parler, ou qu'elle traduise tes silences. " Il la suivit du regard sans broncher, lorsqu'elle s'éloigna, jusqu’à ce qu'elle ouvre les tiroirs de sa table de nuit ou il se réveilla d'un coup et bredouilla quelques " non non non non ...! " se redressant pour l’empêcher de le faire, mais.. trop tard. Elle revint, posant un sachet d'herbe sur le bord de la fenêtre. Merde. C'était comme être un dangereux criminel en interrogatoire, lorsque le flic devant vous dépose sur la table l'arme du crime, vos empruntes digitales et les photos de la victime. Le coeur qui s'accélère parce qu'on sait que là, on est dans la merde. « … ça. Et tes clopes, qui sont devenues tes meilleures amies. Ça va finir par te changer, te détruire... te tuer. Et c'est ça qui me fait peur, certainement pas toi. » Comment savait-elle ? Il avait été vigilent. Il ne fumait pas devant elle, trouvait toujours une excuse, un prétexte a la couleur pourpre de ses yeux... Ok, non, elle savait depuis un moment, il avait commencé avec sa cheville en vrac pour pouvoir bouger sans avoir mal. Mais comment savait-elle qu'il avait prit gout a cette sensation de : ne plus avoir mal ? « Quoi ?! Tu croyais que je ne le savais pas, que je ne remarquais rien ? Je te connais Ian, sûrement mieux que personne ne te connaîtra jamais. Alors bien sûr que j'ai remarqué la hausse de ta consommation de cigarettes, les changements de comportement, les yeux rouges et explosés, les pupilles dilatées, les cuites à répétition. Et je ne te laisserai pas comme ça. Donc tu vas me laisser t'aider à gérer, parce que je refuse d'être garante de ton dépérissement, tout comme je refuse de vivre sans toi. »

Il soupira. Ok, il avait mal joué son coup. Il ferait plus attention a partir de maintenant. Il tendit sa main pour récupéré son bien, mais elle l'ouvrit et en jeta le contenu par la fenêtre, ce qui le bloqua, complètement. " Non mais... T'es sérieuse, là? " demanda-t-il en regardant sa drogue tomber , s'envoler, se dissiper. Oh, il n'attendait pas de réponse, c'était plus une protestation minime. Bien sur qu'elle l'était, autrement, elle ne serait pas en train de martyriser ses marlbo pour le jeter a la poubelle par la suite. Il voulu tout d'abord la choper, lui demander pour qui elle se prenait ? Elle n'avait pas a faire ça, c'était a lui, merde ! Mais il retint cette pulsion de colère. N'allait-il pas passer pour un drogué, a hurler contre la fille qu'il aimait pour ce geste ? Après tout, elle venait juste de jeter l'argent par la fenêtre et le mettre a la poubelle, elle agissait comme une femme n'est ce pas? Ok, je retire cette remarque macho. Non, il avait bien fait de se contenir. Il en rachèterait, peu importe. Elle le croira sans doute bien plus s'il lui disait qu'il n'en consommerait plus ainsi, que s'il c'était mit a hurler et la virer de sa piaule sous la colère de ce geste. Cependant, il n'affichait pas une tête des plus coopérative et compréhensive. Ca l'énervait, clairement. Qu'elle l'oblige a s'ouvrir, qu'elle l'oblige a arrêter ça. Il était assez grand pour savoir ce dont il avait envie de faire... Une fraction de seconde, il se mit a sa place. Et si ça avait été l'inverse? Il aurait fait la même chose. Il ne pouvait pas lui en vouloir d'agir ainsi, de vouloir le protéger.. Elle s'était installée sur son lit après avoir fait le propre. « Je fais ça pour ton bien - il leva les yeux en l'air. J'avais prévenu, cette pensée inversée n'était que de l'ordre de quelques secondes hein - Parce que tous les autres sont peut-être d'accord pour te regarder te détruire, souffrir comme je pense que tu n'as jamais souffert, devenir homophobe... - "Je " Il voulu l'interrompre et dire qu'il ne l'était pas, mais il tue sa phrase dans un soupir. Oui, il le devenait certainement. - Mais pas moi. Parce que moi je t'aime et que je vais tout faire pour te sortir de là. J'ai juste besoin que tu me fasses confiance et que tu me parles. Que tu me dises ce que ça te fais, ce que tu ressens. » Elle revint vers lui et l'embrassa. Baiser qu'il accueillit mais auquel il ne répondit pas. Il voulu tirer a nouveau dans sa clope pour éviter le sujet, mais se rendit compte qu'il était déjà arrivé au mégot. Il le laissa rejoindre sa drogue, quelques part en bas de sa fenêtre. " Tu comprends rien." siffla-t-il, regardant en bas, penché par la fenêtre, appuyé sur la barre de sécurité. Non au contraire, Deli comprenait tout. Mais c'était plus facile de faire preuve de mauvaise foi. Il se retourna et la regarda, avec sa tasse bouillante de café entre les mains. Il était injuste envers elle. Elle n'avait rien fait pour mérité ce comportement. C'était comme s'il la portait responsable, alors que non, elle n'avait rien a voir dans tout ça. Il avait juste une rancœur en lui, qu'elle faisait ressortir parce qu'elle en parlait. Et comme elle était la seule devant lui, elle prenait tout dans la gueule... Il soupira et se décida a faire un pas, littéralement . Il avança vers elle et croisa son regard avec la poubelle - si la colline a des yeux, pourquoi la poubelle n'en aurait pas, mhh ? - et pesta en voyant ses clopes dedans. Elle était dure. La drogue, ok. Mais les marlboro, n'était-ce pas excessif ? " J'ai confiance en toi Delilah, là n'est pas le problème... - il tiqua du regard - y'a même aucun problème en faite.. Je.. - il prit une profonde respiration, et dit d'une traite - Je ne vois pas l'interet d'en parler ou te dire ce que je ressens ok ? Exemple con : je me coupe, je te dis que j'ai mal, ça m'enlève le mal ? Non, dans le meilleur des cas, tu me met comme un enfant du désinfectant et un pansement, mais la blessure et toujours la.... " Il la regarda dans les yeux puis finalement se mit a ricaner, nerveusement sans doute : " tu sais quoi en faite cet exemple était pas si con. Je ne suis pas un enfant, et il n'y a aucun désinfectant qui permettra d'éradiquer cette haine en moi... En faite si, il y en a bien une, mais un génocide serait franchement injuste... et l'autre option tu viens de la jeter par la fenêtre. Et tu sais quoi, tu n'es pas un pansement. Fin de la discussion. " Bon, finalement, le pas, il ne l'avait pas fait. Ian était buté, c'était a prévoir. Ca n'était pas pour la vexé qu'il ne parlait pas, c'était juste... pas le bon moment ? Ca ne le serait jamais, en faite. Mais inconsciemment, il avait répondu a sa question. Ce qu'il ressentait ? De la colère. Et au vu de ses propos, sa colère était tournée envers son père et son mec, envers les gays ? Non, juste eux, mais comme là, il mettait tout le monde dans le meme sac. De la colère vis a vis de lui aussi, d'être assez faible pour gerer toute cette histoire avec "ça" comme elle l'avait si bien dit... D'être suffisamment tetu pour blessé et inquieter sa petite amie. De la colère, oui, principalement. Non, Ian n'était pas triste, Ian était en colère contre tout.




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MessageSujet: Re: "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël EmptyJeu 19 Juil - 22:32

Mon Dieu... Du café, elle avait besoin de café. Prenant la tasse de café fumante et remplie, elle l'écoutait parler et se forçait à rester calme. Si elle s'écoutait, soit elle claquerait la porte, soit elle se mettrait à pleurer. Elle encaissait ses conneries en respirant à fond. Elle avait envie de le secouer, de lui dire qu'il n'avait pas à porter le poids du monde sur ses épaules, que rien de cela ne le concernait, lui personnellement. Qu'il n'avait pas à se torturer ainsi. Sa soit-disant incompréhension totale la fit bondir intérieurement, réveillant une pointe de colère qu'elle réprima tant bien que mal. Il n'avait pas besoin que la sienne s'ajoute à celle qui le dévorait. Elle se rassit sur le lit, visage fermé, les mains de plus en plus crispées autour de sa tasse, contemplant le breuvage assorti à l'humeur de celui qui se tenait devant elle. Il était en train de lui dire que non seulement elle était conne, mais qu'en plus elle était inutile, qu'elle ne pouvait pas l'aider dans ce qu'il traversait. Au fur et à mesure qu'elle ressassait ses mots tous plus blessants les uns que les autres, cela devenait de plus en plus dur de ne pas réagir. En plus, plus la conversation avançait, plus il devenait clair que tout ce qu'elle disait ne servirait strictement à rien. Dès qu'elle serait partie – et ce peu importe quand – dès qu'elle aurait fermé la porte, il oublierait tout ce qu'elle venait de dire, foncerait au premier bureau de tabac en vue et prendrait rendez-vous avec son « dealer » ou peu importe qui lui filait sa putain d'herbe. En gros, elle savait parfaitement qu'ils s'engueulaient pour rien, puisqu'il repartirait comme en l'an quarante dès qu'elle ne serait plus là pour veiller au grain.

Elle se passa les mains sur le visage et soupira. Elle refusait de baisser les bras aussi facilement mais elle commençait à en avoir ras le cul d'en prendre un maximum pour son grade alors qu'elle voulait juste enlever ce poids qui l'oppressait pour qu'il se sente mieux. À ce compte-là, autant arrêter d'aider ceux qu'on aime... Prenant une gorgée de café, elle réfléchit à une stratégie : comment le mettre en face de ses contradictions en montrant qu'il n'avait pas à se sentir ainsi, qu'elle ne cherchait qu'à l'aider et qu'il n'avait pas à avoir peur, ni pour elle, ni pour eux ? Comment briser sa carapace ? Soudain, elle eut une idée. Elle se serait cru dans un dessin animé, avec une ampoule allumée qui surgit au-dessus de sa tête avec un petit ting métallique. Elle allait jouer l'avocat du diable. C'était quitte ou double, et elle savait parfaitement qu'elle risquait gros. Ça pouvait peut-être les mener à la rupture. Mais elle n'avait plus le choix. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Elle serra sa tasse dans ses mains à s'en faire mal aux doigts, à se demander comment elle pouvait résister à la pression subie. Elle releva les yeux de son marc de café – ou presque – dans lequel elle avait inconsciemment espéré lire l'avenir et fixa le vide, cherchant à puiser le courage nécessaire pour mettre son plan à exécution. Elle prit une profonde inspiration, évitant Ian du regard. Elle n'avait déjà pas du tout envie d'entrer dans cette dispute obligatoire, alors au moment où elle croiserait son hypnotique regard émeraude, ce serait foutu, elle abandonnerait. C'est donc en fixant le paysage à travers la fenêtre qu'elle commença son opération « sauver Ian » dont la première étape consistait en un exposé destiné à le repousser dans les retranchements de sa colère pour désamorcer la bombe. Ensuite, elle aviserait en fonction de sa réaction. Les yeux rivés sur les bâtiments de béton, elle croisa ses mains sous son menton. « Bon. Admettons. Admettons que je sois aussi conne et inutile que ce que tu crois que je suis. » Aïe. Le ton n'était pas du tout détaché et monotone comme elle l'avait espéré. Non, c'était davantage glacial et cassant, genre reine de la banquise. La colère transparaissait nettement sous les mots. L'image de la Sorcière Blanche du monde de Narnia lui traversa l'esprit. Elle chassa vite cette pensée de son cerveau avant de se faire déconcentrer. Elle essaya de réchauffer un peu sa voix, sans pour autant y mettre une quelconque émotion. « Admettons. Mais là, je vais te poser des questions simples... Et je vais même faire les réponses. Après, on pourra en discuter tranquillement tous les deux. T'auras même le droit de me crier dessus puissance dix millions si tu veux. Après. » Elle reporta ses yeux sur Ian. Elle avait trouvé son courage : c'était ceux de cet homme-là, justement. Elle inspira profondément une dernière fois et se lança. « Tu en veux à qui là ? Et pourquoi ? Pourquoi tu es tellement en colère ? Parce que ton père est homosexuel ? Et alors si il trouve son bonheur comme ça, c'est pas mieux que le faux bonheur qu'il entretenait avec ta mère, non ? C'est ça qui devrait t'importer avant tout, son bonheur. Parce qu'il ne te l'a pas dit plus tôt ? Sûrement parce qu'il avait peur de ta réaction, et je le comprends totalement maintenant que je vois comment tu réagis. Il voulait te protéger. D'avoir trompé ta mère ? Au vu de sa réaction, je dirais qu'elle est au courant depuis le début, qu'il a été honnête avec elle avant tout. Tu en veux à son mec ? Dis-toi qu'il le rend sûrement plus heureux que ta mère n'a jamais été capable de le faire, sauf peut-être le jour où elle t'a donné naissance. Leur divorce ? Ils ne voulaient pas te l'annoncer par téléphone, tu ne peux pas leur en vouloir pour ça. » Elle posa sa tasse sur la table de nuit, se leva et se mit face à lui avant de lui prendre les mains. « Il n'y a absolument rien là-dedans qui mérite que tu remettes tout en question, ni que tu ruines ta santé. C'est leurs affaires, leurs vies, tu n'as rien à voir là-dedans. Même non-conventionnel, il s'agit d'amour... Comme le nôtre. » Ces trois derniers mots la firent sourire. Il lui semblait qu'aucun amour ne pourrait jamais être comme le leur. C'était trop unique, trop intime, trop au-dessus de tout pour être compris par qui que ce soit. Et par ces quelques phrases, Delilah prenait le risque de tout briser, irrémédiablement. Pour toujours. À cette pensée, la jeune femme perdit son sourire.
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MessageSujet: Re: "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël EmptyJeu 26 Juil - 21:47

Comment s'y était-elle prise ? Dites le moi ! Comment? De quelles façons Delilah avait réussie a gâcher ce moment ? Il n'y a pas plus d'une demie heure, Ian venait d'ouvrir les yeux et de découvrir sa petite amie, allongée dans son lit, l'ayant rejoint durant la nuit. Sourire aux lèvres, il était sorti de son sommeil, avait eu le droit a un café prêt dès le premier pied posé à terre, une clope fumée devant elle sans qu'elle ne le gronde... Et tout ça, tout avait basculé en un rien de temps. Bim bam boom. D'un matin comme les autres, ils étaient passé à une engueulade comme les autres, ou presque. Presque, parce qu'elle avait balancée son herbe par la fenêtre, mais ça en soit, ça ne serait pas gênant, il pouvait en racheter. Il savait déjà qui aller voir pour ça. Ses clopes, pareil. Non ce qui l'énervait, là, a cet instant, c'était de tenir cette conversation complètement inutile. Oui ça le gonflait de devoir parler de ça, d'avoir l'impression de devoir justifier ses gestes tous les temps ! Bon d'accord, là c'était la colère qui parlait, elle ne lui demandait pas tant de comptes que ça la gentille Delilah. Mais tout de même. Il préférait garder ça pour lui, gérer ses émotions comme il le pouvait, avec les moyens qu'il avait a disposition. Là, il n'avait absolument plus rien pour le faire, pas même ses clopes broyées dans la poubelle. Il sentait que s'il avalait une goutte de café en plus, il allait tout envoyé péter dans sa chambre. Il avait besoin d'évacuer, ou de faire disparaître sa colère. Il devrait la laisser là, et se barrer. Ouais ! Non ! Se corrigea-t-il. Non. Pourquoi devrait-il s'emporter sur elle? Elle ne le faisait pas parler pour le faire chier, même si c'était le cas. Elle le faisait parler parce qu'elle s’inquiétait pour lui, et a moins qu'elle n'ai des pouvoirs, elle ne pouvait savoir a quoi il pensait a moins qu'il ne le lui dise. Mais il n'avait pas envie, il ne voyait pas a quoi ça servirait? Elle allait claquer des doigts et tout arranger? C'était un vrai cercle vicieux... Au moment même où il la contempla, il sentit qu'il allait s'excuser pour ses derniers mots, ces derniers jours, ces derniers temps... Mais au moment même, donc, elle ouvrit la bouche et dit quelque chose qui lui donna un vrai coup de fouet : « Bon. Admettons. Admettons que je sois aussi conne et inutile que ce que tu crois que je suis. » VLAN. Elle ne le regardait même pas et osait dire ce genre de connerie ? Ce n'était pas elle qui était conne et inutile, mais cette discussion. RAH ! Il la fixait, découvrant que son envie de s'excuser s'était fait la malle, et que madame colère tapait a la porte des émotions. Peut-être qu'elle avait rendez vous avec celle de sa petite amie ? Parce que vu sa voix, elle l'était aussi. Ah comme il aimait les journées qui commencent ainsi !

Et puis, elle se mit a lui poser des questions, qui le pétrifia, presque. Il restait la, sur place, sans bouger, totalement stoïque. Elle tapait juste. Finalement, peut-être ? Peut-être qu'elle avait des pouvoirs, et qu'elle arrivait a le comprendre plus qu'il ne se comprenait lui même... Oui. Oui il en voulait a son père. Parce qu'il était homosexuel ? Peut-être. Parce que même si Ian l'avait toujours su, que ses parents ne s'aimaient plus tant que ça, il osait croire que ça passerait, que ça s'arrangerait. Ils pouvaient etre pourtant si complice... Elle mentionna l'importance du bonheur de son père, et il la dévisageait. Mais de quel droit? De quel droit pouvait-elle réclamé que Ian soit garant de ce bonheur, alors que son propre père s'en foutait du sien ? " Parce qu'il ne te l'a pas dit plus tôt ? Sûrement parce qu'il avait peur de ta réaction, et je le comprends totalement maintenant que je vois comment tu réagis. Il voulait te protéger." Il ouvrit la bouche, comme s'il allait la couper, mais se résigna. Elle avait demandé a parler, après, ils s'en discuteraient. Il croisa les bras, essayant de resister a l'envie de se casser ou de la faire taire. Il l'écouta par respect, jusqu'à la fin, comme demandé, ravalant cette impression de bile qui lui remontait dans la bouche, laissant sa gorge en feu. Bien sur qu'il lui en voulait d'avoir tromper sa mère, parce qu'il détruisait ainsi toute les chances pour qu'un jour, ils redeviennent un couple heureux.S'ils l'avaient dejà été, évidemment.. Ils détruisaient aussi son éducation, comme si tout ce qui avait fait Ian dans le passé se détruisait actuellement. Ils ne l'avaient meme pas totalement éduqué, mais le brisait sans soucis. Oh, pour répondre présent a une fausse agression sur son ex, ça, ils étaient là oui. Prêt a témoigné de la violence de leur fils. Il referma ses poings dans ses bras, refusant de repenser a ça, ou il allait se perdre dans les raisons de sa colère. Il détourna son regard du sien, soupirant, laissant retomber ses bras. La brune se leva et lui fit face, prenant ses doigts dans les siens.. « Il n'y a absolument rien là-dedans qui mérite que tu remettes tout en question, ni que tu ruines ta santé. C'est leurs affaires, leurs vies, tu n'as rien à voir là-dedans. Même non-conventionnel, il s'agit d'amour... Comme le nôtre. » Il ne dit rien. La regarda. La fixa. Quelques secondes. Aucune réaction, avant qu'un ricanement fin s'échapa d'entre ses lèvres. Puis un autre. Il lacha ses mains. C'était trop. D'un amour, comme le leurs? Un autre ricanement, et il demanda : " d'un amour.. comme le notre? Sérieusement ? " Il la regarda d'un air amusé. Mais cet air était évidemment faux. Disons que c'était de la colère voilée, ce qui, avec ses petits rire précédent, et celui qui reprenait, lui donnait presque un coté un peu.. fou allié. " comme le notre.." répéta-t-il a lui même. " comme le notre , qu'elle dit ! " Il avança jusqu’à la fenêtre et y prit l'air, se mettant cette fois ci a rire, réellement. Passant ses mains sur son visage, son rire se transforma en un son qui ressemblait alors a une sorte de sanglot. Il se tut, et respira calmement, regardant dehors. Il ne voulait pas pleurer. Il ne voulait pas suscité cette pitié qu'implique des larmes. Il ne voulait pas pleurer, pas pour eux, pas pour ça. Pourtant, si Deli n'avait pas entendu ce bref instant, elle s'en rendrait compte juste là. Là, quand il se retourna, les yeux humides qui la fusillait , et il répéta, encore d'un ton clairement énervé, ce coup ci : " COMME LE NOTRE ? Mais si tu crois que c'est la même chose, je t'en prit, casse toi Deli ! Casse toi avant que je sois un connard qui te blesse, avant que je te trompe, avant que je te mente ! Parce que si tu veux ce même amour entre eux et entre nous, je ne saurai pas te le donner. Je ne veux pas ça pour nous ! J'ose espérer un futur a deux plus coloré que ça." Sa voix s'était brisée. Il la fixait, comprenant qu'il allait trop loin. Trop loin dans le sens ou il lui hurlait dessus, alors qu'elle n'y était pour rien, mais qu'en plus de ça, il lui disais de se casser? Il n'en pensait pas un mot. Mais il était trop occupé a réalisé ce qu'il venait de dire pour s'en excuser. De nous? Ian avait vraiment parlé d'eux, en les projetant dans un futur, ensemble? Il baissa les yeux et passa sa main dans ses cheveux. C'était ça le problème, le vrai, non? Qu'à cause de ses parents, il pensait qu'avec Delilah, rien ne serait possible. Qu'ils n'avanceraient pas, parce que l'amour ca n'existait pas? Qu'il partait perdant dès le début. Qu'il pensait la faire souffrir sans même se donner la chance de croire le contraire. C'était ca non ? Il en voulait a son père, ET a sa mère, de briser la seule chose en laquelle il croyait actuellement ? En leur destin ? Leur avenir ? Leur amour ? Il se rapprocha d'elleet sa voix se fit bien plus calme, un contraste étonnant. " Je ne suis pas d'accord. Leur amour n'a rien a voir avec le notre Del. Je t'aime comme... j'peux même pas comparé. y'a rien de comparable. Ne le fais pas avec le leur. Ca.. Ca m'fais flipper. Je ne veux pas qu'il soit comme ça... Tu mérite mieux que ça. On mérite mieux. " Il l'attrapa dans ses bras sans même se demander s'il le pouvait. Si après ce qu'il avait dit, s'il en avait le droit. Non il l'attrapa dans ses bras dans un but égoïste. Pour se rassurer. Pour se sentir mieux. Comme on prendrait un nounours dans ses bras après un vilain cauchemar, étant enfant. " Excuse moi" demanda-t-il en pressant ses levres contre la peau de son front. " j'aurai pas dû. J'suis tellement désolé.." Il n'aurait pas dut lui hurler dessus, lui dire ces choses blessantes, la mettre a l’écart de tout ça et pourtant l’immerger dedans de par ses conneries personnelles, ni même de ne leur donner aucune une chance, partant d’emblée sur le fait qu'il n'y avait pas d'amour, juste une espèce d'attraction chimique, qui n'était valable qu'un laps de temps...




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MessageSujet: Re: "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël EmptyMar 7 Aoû - 21:49

Le regard que Ian lui infligea pendant quelques secondes la paralysa littéralement. C'était comme si son sang s'était soudainement transformé en glace sous l'effet de ce qu'elle pouvait lire dans ses yeux. Incompréhension, tristesse, trahison, colère... Et le sentir, le voir comme ça lui faisait tellement mal qu'elle le ressentait physiquement. Les ricanements incrédules s'enchaînaient puis un air d'ironie douloureusement amusée se peignit sur ses traits. Un nouveau mouvement de recul, il lâcha ses mains. Il était clair qu'il ne voulait avoir aucun contact avec elle. Delilah resta donc les bras ballants, blessée et résignée. Elle ne comprenait pas ce qui se passait dans sa tête jusqu'à ce qu'il ouvre la bouche. Il avait mal interprété ses propos. Il avait cru qu'il parlait de l'amour de ses parents alors qu'elle parlait de celui de son père et de son... petit ami. Les ricanements, la voix, la colère, une certaine violence voilée, elle y était habituée, ce n'était pas nouveau. Mais normalement, ce n'était pas dirigé contre elle. Il répétait ses trois derniers mots, toujours cette expression d'amusement acide sur le visage. Il lui faisait presque peur mais elle resta calme et refusa de laisser quoi que ce soit s'afficher sur ses traits. Il lui tourna alors le dos, s'accoudant à la fenêtre ouverte de sa chambre, la repoussant encore une fois. Elle ferma les yeux. La distance qu'il s'appliquait à maintenir entre eux deux la tuait. Elle rouvrit les paupières lorsqu'il se mit à rire et que la fin de son éclat d'amertume muta soudainement en un sanglot étouffé. Mon Dieu... Est-ce que cela pouvait encore empirer ? Elle savait que son insensibilité et son machisme n'était qu'une façade, évidemment. Mais l'entendre au bord des larmes... Son cœur fit un bond. Pourtant, elle savait qu'il ne laisserait pas couler ses larmes, en tous cas pas pour eux, même s'il en avait besoin. Puis, il se retourna. Et tout s'effondra autour d'elle. L'entendre était dur. Le voir était bien pire. Avoir une preuve aussi flagrante de sa souffrance sous les yeux était une torture. Elle s'apprêtait à le prendre dans ses bras, à lui dire que tout allait s'arranger. Elle était sur le point de le faire lorsqu'elle remarqua la teneur du regard qu'il lui lançait. Elle n'avait jamais vu autant de colère en lui, et c'était très déstabilisant, d'autant plus qu'elle était dirigée contre elle. Ensuite, tout ce qu'il ressentait sortit d'un seul coup. Ses mots confirmèrent les pensées de la jeune femme. Il avait bien monté un quiproquo dans sa tête et là, il l'exposait au grand jour, violemment. Elle hésita à faire ce qu'il lui disait. Partir, fuir. Elle sentait qu'elle n'allait pas tarder à craquer, que ses émotions commençaient à poindre sous le masque. Mais elle resta debout, face à lui, à écouter ses peurs. Elle se demanda s'il avait aussi peu confiance en lui, en elle, en eux pour croire qu'il pourrait la tromper, lui faire du mal, s'il croyait en l’hérédité de l'infidélité. Elle se posa la question jusqu'à entendre « nous ». Alors, plus rien n'existait. Elle avait du mal à y croire. En cinq mois de relation, il n'avait jamais envisagé leur futur ensemble. C'était elle qui s'en chargeait, et elle s'y était plus ou moins résignée. Mais là... Si elle n'avait pas été aussi profondément plongée dans ses réflexions sur la signification de ce mot, un grand sourire ce serait affiché sur son visage. « Futur à deux »... Ça faisait du bien, même si il disait ces mots en lui hurlant dessus. Il avait peur. Peur de répéter l'histoire, peur de lui faire du mal... Ce secret de famille l'avait totalement déstabilisé, il ne savait plus en quoi ni en qui croire, pas plus qu'il ne savait de quoi il était capable ou non. Elle ne savait même plus s'il savait qui il était. Sa voix s'était brisée sur les derniers mots et elle ne savait pas pourquoi. Peut-être par tristesse, ou parce qu'il regrettait son comportement. Il se rapprocha d'elle de quelques pas, et reprit d'un ton plus calme son argumentaire, contraste qui lui fit lever les yeux vers lui. L'entendre dire qu'il l'aimait de manière incomparable, surtout dans de telles circonstances, faisait du bien. Il semblait plus détendu, pas soulagé mais... plus serein. Peut-être que, finalement, parler lui avait fait du bien ? Il les projeta à nouveau dans un futur tous les deux avant de la prendre dans ses bras et de s'excuser en l'embrassant sur le front. Son corps réagit instinctivement, comme à chaque fois qu'elle se retrouvait dans ses bras. Elle entoura sa taille de ses bras, se blottit contre lui et enfouit son visage dans le creux de son épaule, paupières fermées. Elle resta quelques minutes ainsi puis regarda Ian, une main sur sa joue. « C'est rien. Je ne t'en veux pas. » Elle posa furtivement ses lèvres sur les siennes, s'autorisa un sourire puis passa ses mains autour du cou du jeune homme, plongeant dans son regard. « Ecoutes-moi. Tu n'es pas ton père. Tu n'as rien à voir avec lui. Je t'aime plus que Juliette a aimé Roméo, ou que Rose à aimé Jack. » Elle se mit à rire. « Tu es mon bonheur. Tu es celui qui me rend heureuse, celui pour qui je me lève le matin. Tu es ma vie. Tu as déjà vu tes parents comme ça ? Laisses-moi te dire une chose. Nous ne sommes pas tes parents. Nous ne finirons pas comme eux. D'ailleurs, nous ne finirons pas, point. Rassuré ? » Elle pensait tout ce qu'elle venait de dire du plus profond de son être. Elle prit Ian par la main pour l'entraîner vers le lit et le faire assoir. Elle se mit à califourchon sur ses genoux. « Je n'ai jamais été aussi sérieuse. Tu es l'homme le plus parfait de l'Histoire de l'Humanité. Et je veux que tu saches que tu peux me parler de tes problèmes, que tu peux pleurer devant moi... Tu peux faire tout ce que tu veux, je ne te jugerai jamais. Tu n'as pas à prétendre d'être quelqu'un d'autre avec moi. »
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MessageSujet: Re: "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël EmptyMar 21 Aoû - 2:26

Pour l'une des premières fois de sa vie, Ian réalisa que parler avait du bon. Parler, pas pour dire des conneries comme il le faisait a longueur de journée, ou parler pour donner des conseils comme il essayait de le faire envers ses amis qui se confiait a lui, mais parler, simplement. Etre l'ami qui se confie, pour une fois. Ca ne changerait absolument rien aux choses, ça, il restait sur sa position, mais ça soulageait, de ne pas avoir l'impression d'être seul a affronté ça. D'avoir l'impression que quelqu'un lui tend la main pour lui dire : hé, on est deux dans cette galère, on y arrivera. Et c'était d'autant plus réconfortant lorsque cette deuxième personne, cet ami a qui se confier était non seulement sa meilleure amie - Leya avait une place identique mais différente - mais qu'en plus de cela, c'était la femme qu'on aimait plus que tout. Relâcher la pression, baisser ce bouclier invisible de défense, plus solide qu'une coquille de tortue de 500ans d'age, Parler, et souffler. Oui, elle avait eu raison, c'était une bonne chose. Cela avait été une bonne chose de le pousser a bout - ou de le laisser se pousser a bout tout seul - afin qu'il en ait la langue déliée. Resserrant son étreinte autour de sa petite amie, Ian réalisa a quel point il avait de la chance. C'était ce genre de révélation qui lui faisait se poser des questions telle que : qu'ai-je fais pour la mériter ? Pourquoi c'est moi l'heureux élu ? Pourquoi ? Comment se faisait-il que cupidon se soit amusé un jour avec ses flèches, et que la cible ait été si parfaite? Alors qu'elle plongeait son regard dans le sien, il ne pouvait s’empêcher d'y rechercher toute sa profondeur. Cette fille était tellement bien. Peut-être même trop pour lui ? Ian était loin d'avoir autant de confiance en soi qu'il le laissait penser, mais tant qu'il était en mesure de se voir avec les yeux de la brune, il lui sentait pousser des ailes. L'un et l'autre s'idéalisait peut-être parfois, mais lui était en son droit. Elle méritait d'être idéalisé... Il sourit doucement, répondant a celui de Delilah. Il devait arrêter. Arrêter de se sentir comme au premier baiser avec elle, d'avoir le coeur qui bat en la regardant, et de laisser ses idées se bousculer dans sa tête, ses idées qui faisait l'apologie de cette nana la. Bordel ce qu'il l'aimait. Putain ce qu'il avait peur de la faire souffrir un jour. Mon dieu ce qu'il avait besoin d'elle. Jamais. Jamais il ne pourrait faire autrement que d'être auprès d'elle, de la chérir, de la combler de bonheur autant qu'il le pouvait, d'amour, de tout. Il voulait tout pour elle et - STOP ! IAN !

Ses pensées se turent l'espace d'un instant, bercé par la voix de Deli. C'était inconcevable. Comment pouvait-il avoir été dans un tel état de colère, de détresse, et là, se sentir si bien? La réponse était dans ces yeux chocolats. « Ecoutes-moi. Tu n'es pas ton père. Tu n'as rien à voir avec lui. Je t'aime plus que Juliette a aimé Roméo, ou que Rose à aimé Jack. Tu es mon bonheur. Tu es celui qui me rend heureuse, celui pour qui je me lève le matin. Tu es ma vie. Tu as déjà vu tes parents comme ça ? Laisses-moi te dire une chose. Nous ne sommes pas tes parents. Nous ne finirons pas comme eux. D'ailleurs, nous ne finirons pas, point. Rassuré ? » Déli était peut-être plus courageuse que lui. Il n'avait pas peur de lui dire combien il l'aimait, mais bien souvent, il ne le disait qu'à lui même, en pensées. Il ne les formulait pas toujours, et avait du mal a vivre leur intimité en public. Je m'explique : Ian n'était pas du genre a galocher sa copine autour de tout ses potes, a lui murmurer des je t'aimes et compagnie. Sauf lorsqu'ils étaient les deux. Deli était la seule a connaitre Ian, vraiment. Il y avait ceux qui croyait en l'image qu'il se donnait , il y avait ceux qui pensait le connaitre, et Deli. Il la suivit docilement, omnibulé par elle. Là tout de suite ? C'était comme si un siècle s'était écoulé, et que la dispute était loin derrière eux. Il comprit cet éclatement de sentiment lorsqu'elle se trouva sur ses jambes.. C'était ce truc qu'il avait dit. Cette projection dans l'avenir. C'était ça, qui, pour une fois l'avait ravi et non fait flipper.. Il avait vu l'éclat dans les yeux de Deli lorsqu'il avait prononcé ses mots. « Je n'ai jamais été aussi sérieuse. Tu es l'homme le plus parfait de l'Histoire de l'Humanité. - il sourit, n'y croyant pas mais flatté tout de même, même si elle avait un problème d'exagération - Et je veux que tu saches que tu peux me parler de tes problèmes, que tu peux pleurer devant moi... Tu peux faire tout ce que tu veux, je ne te jugerai jamais. Tu n'as pas à prétendre d'être quelqu'un d'autre avec moi. »Il glissa sa main dans sa nuque, et lui sourit doucement, en rapprochant lentement ses lèvres des siennes, juste assez de temps pour dire : " J'y penserai. Mais tout ce que je veux, c'est toi. " Il l'embrassa alors tendrement et la regarda dans les yeux, avec tendresse : " Je suis vraiment con d'avoir pété un plomb comme ça. Je suis content, non, soulagé, de t'en avoir parler.. Mais je ne veux pas que tu gère mes problèmes personnel. Ce n'est pas que je ne veuille pas te parler, je sais que je peux, et que ça me fait du bien, mais tu n'as pas a prendre ces charges là. Tu as raison, mon père et ma mère n'ont jamais vécu ce que nous vivons nous, et si mon père peut trouver un millième de ce sentiment avec ce - ça lui couta de le dire quand même - ce type, alors il a ma bénédiction... en partie " se rectifia-t-il. Il se lança alors dans un interminable baiser, câlinant amoureusement la brune a l'aide de caresses tendres et murmura entre deux respirations : " Merci d'être la fille que tu es Deli. Merci d'etre toi. Merci d'etre avec moi... " et il tua ses mots dans un autre baiser.

Vous remarquerez que Ian avait fait l'impasse sur son autorisation a pleurer devant elle. Ca n'était pas pour faire le dur, mais c'était son éducation. Il pouvait compter sur les doigts d'une main le nombre de personne a l'avoir vu dans un état de détresse , au point de pleurer. Ca ne lui était arrivé qu'une fois, peut-être plus, mais il ne se souvenait que de cette fois là, et Deli était dans cette histoire. Ce jour ou tout les avait séparer, a l'époque Ian n'était pas aussi "dur" que maintenant, et il avait pleurer comme une fillette. Oui oui. Mais ça c'est une autre histoire... Non Ian ne risquerait pas de se laisser aller comme ça, parce qu'il n'était pas "programmé" pour pleurer, il avait apprit a toujours tout garder en lui au cours des années, et ça, il continuerait a le faire...




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MessageSujet: Re: "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël EmptyDim 30 Sep - 13:35

Delilah réfléchit sur le sens de la vie en regardant le visage de celui qu'elle aimait plus que ce qu'elle n'aurait jamais cru qu'on puisse aimer qui que ce soit. C'était ça, le sens de la vie. Aimer quelqu'un plus que n'importe qui et se sentir aimée à la même échelle en retour. Savoir qu'on compte autant pour lui qu'il compte pour nous. Avoir confiance en l'avenir par le regard d'une seule personne. Avoir le sourire en pensant à lui, avoir envie de rire lorsqu'on l'entend rire, n'avoir pour objectif que le bonheur de l'autre. Le véritable amour était ce qui donnait un sens à la vie, elle en était certaine. Mais c'était surtout pour elle ce qui lui permettait de trouver et d'assumer qui elle était réellement. Parce qu'il n'y avait qu'avec lui qu'elle était vraiment elle-même. Ses bras étaient le seul endroit où elle trouvait du réconfort et elle savait que la perte de son amour lui ferait perdre la tête et se tuer dans la foulée. L'amour des contes de fées dont on abreuvait les petites filles jusqu'à écoeurment, c'était ça. Et encore, les Disneys et tous les films d'amour du monde étaient encore très loin de la réalité. Sauf peut-être PS : I Love You. La douleur de la perte de l'autre, l'amour fou, ne pas pouvoir passer à autre chose... L'amour qu'elle avait pour cet homme la submergeait, et la poussait à se surpasser, à s'améliorer, devenir meilleure. Une relation devait tirer les deux individus vers le haut, et c'était le cas, ou du moins elle le croyait. Elle ne se serait jamais crue capable de le pousser à parler ainsi. Elle devait vraiment compter pour lui. Mais s'il savait à quel point elle l'aimait, ce qu'elle serait capable de faire pour lui ou à quel point il avait du pouvoir sur elle, il serait capable d'avoir la grosse tête et d'en profiter ! Bien sûr, elle ne pensait pas sincèrement cette dernière phrase mais cela la rassurait de s'imposer des fausses limites sur ce qu'elle pouvait laisser transparaître car sinon, elle avait peur que la mise en mots de tout ce qu'elle ressentait pour lui le fasse fuir à toutes jambes. Elle fut distraite de ses pensées par ses paroles qui la firent sourire et elle s'apprêtait à répondre, émue par tant de tendresse et de sincérité lorsqu'un baiser tout doux se posa sur ses lèvres, alors que son regard se fixa dans celui de la jeune femme. Puis des excuses, de la maturité à haute dose quelque peu nuancée surprenante et un nouveau début de samedi matin en amoureux normal avec des marques d'attention. Elle prit son visage entre ses mains. « Tu sais, ce ne sont pas tes problèmes mais nos problèmes. C'est ce que j'essaie de te faire comprendre, tête de mule. Mais je te pardonne, tu sais, je suis très fière de toi. » Elle l'embrassa et le fit basculer pour l'allonger sur le lit. « Ah, et j'oubliais : merci d'être toi et merci de m'aimer. » C'était impressionnant comme ils étaient capables de surmonter un conflit en peu de temps. Elle se mit au-dessus de lui et se cala sur ses paumes, tout sourire. « Par contre, je crois que tu vas oublier ton brunch. J'ai plus du tout envie de bouger. » Mon Dieu, qu'elle était bien dans ce monde qui s'était recréé, entier, stable et impénétrable. Elle s'y sentait plus en sécurité quelque soit le lieu où cet univers parallèle se créait lorsqu'ils étaient tous les deux que dans n'importe quel endroit de la planète Terre. Et on pouvait dire tout ce qu'on voulait sur eux, maintenant elle savait que ça n'avait pas d'importance tant que cette bulle, cet amour restait intacte. Elle comprenait qu'elle n'avait plus à se cacher, qu'elle n'avait plus à prétendre qu'elle était quelqu'un d'autre. Parce que l'homme qui était en face d'elle – ou plutôt en dessous, mais peu importe – connaissait cette fille-là mieux que personne, mieux qu'elle-même, et qu'il l'aimait. Elle l'embrassa encore et encore, profitant de cette atmosphère de douceur et de sécurité. Elle s'allongea ensuite à ses côtés et se tourna sur un flanc pour le regarder bien en face puis se cala sur un coude pour libérer un de ses bras pour caresser ses traits. Elle prenait tout son temps. Elle avait tout son temps et elle n'avait pas envie de le gâcher. On dit souvent que les yeux sont la porte de l'âme. C'était sans doute pour cela que ceux de Ian étaient aussi beaux. Elle les aimait tellement qu'elle aurait pu passer ses journées à se perdre dedans. Qu'est-ce qu'elle était fière d'être assez bien pour être digne de compter pour lui ! C'était pour cela que Delilah, grande romantique qui faisait constamment des projets à longs termes pour eux deux, était prête à tout remettre en question, à les mettre de côtés pour une durée indéterminée et même à se préparer à ce qu'ils ne se réalisent jamais, si ça signifiait qu'elle allait pouvoir passer tous ses matins – samedis ou pas – comme ça. Elle savait qu'il avait besoin de temps pour se faire à l'idée qu'ils avaient droit à un avenir solide en restant aussi amoureux qu'au premier jour. Peu importe. Elle le convaincrait petit à petit, sans le brusquer pour ne pas le braquer. Aimer, c'est aussi donner son temps pour l'autre, le respecter, le soutenir quoi qu'il arrive même si nos opinions ou nos envies diffèrent. « Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction. » L'amoureuse transie roula un peu pour pouvoir se blottir contre lui et ferma les paupières à son contact, rassurée de le sentir à ses côtés. Cependant, elle les rouvrit presque aussitôt et releva le menton pour que leurs regards se croisent, laissant échapper un petit rire enfantin. On a de drôles façons de commencer nos weekends en amoureux, non ? » Elle déposa un baiser sur ses lèvres et murmura. « Je t'aime plus que tout au monde, quoi que je puisse dire ou faire. Et généralement, les rares fois où je t'engueule, c'est pour toi. Tu le sais, ça au moins ? »
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Ian Blackwood

Et si tu nous disais tout de toi ?
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MessageSujet: Re: "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël "L'amour est un égoïsme à deux." Madame de Staël EmptyJeu 1 Nov - 20:59

Que c'était-il passé? Ian ne comprenait pas vraiment. Il ne comprenait pas pourquoi, quelques bonnes poignées de minutes plus tôt, tout avait chaviré. Il savait que tout avait viré de façon positive, parce qu'ils étaient comme ça. Ils ne se disputaient jamais bien longtemps. Mais pourquoi s'étaient-ils disputés? Les raisons lui semblaient tellement connes, honteuses. Il pouvait vraiment avoir un sale caractère. Un caractère d'enfant, qui se croit adulte. Un gamin qui n'en fait qu'à sa tête, qui va dans la facilité, et qui se croit grand... A cet instant précis, jamais, au grand jamais, Ian n'aurait pu imaginer qu'il ébranlerait leur couple quasi parfait. Pour l'une des premieres fois de sa vie, il n'avait pas peur. Tot ou tard, il savait qu'il s'engagerait avec la brune, dans quelques choses de bien plus sérieux qu'une relation d'étudiant. Et là, ça ne l'effrayait pas. Pas encore. Là, en la tenant dans ses bras, il pensait sérieusement a arrêter de prendre cette merde qu'il fumait dès le matin, il pensait sérieusement travailler a leur avenir commun... Le problème, c'est que Delilah n'allait pas être éternellement dans ses bras. Il était loin de se douter qu'il allait racheter de l'herbe quelques jours plus tard, qu'il allait mentir a nouveau, qu'envisager de vivre avec elle, bien que l'idée lui plaisait, lui ferait tellement peur qu'il serait presque prêt a tout mettre en oeuvre pour qu'elle s'éloigne suffisament de lui pour que cette idée soit repoussée un peu et que la vrai claque qu'il prendrait, que le vrai détail de sa vie qui le ferait grandir d'un coup, ça allait être la peur de la perdre. De merder tellement qu'elle voudrait le quitter, et que cette perspective d'avenir là était juste intolérable, impossible. Que si l'idée de vivre avec elle était angoissante, ça n'était rien en comparaison de sa perte. Mais là,tout de suite, il était bien loin de tout ça. Là, tout de suite, il n'avait besoin que d'une chose. Que d'une personne. Et il l'avait contre lui. " Nos problemes". Ca n'était pas tant le mot probleme qui attirait son attention, puisqu'il se promettait de faire sortir ce mot de leur lexique. C'était le 'nos'. C'était presque amusant, a quel point il ne faisait qu'un. Ils n'étaient pas ce genre de couple siamois, a toujours tout faire ensemble, pourtant , il était rare de parler que de Ian, ou que de Delilah C'était : Delilah & Ian. Comme s'ils ne faisaient qu'une seule personne. C'était plaisant. Il aimait cette idée d'assemblage... parce qu'elle était concrête. Delilah faisait grandir chaque jour l'enfant qu'était Ian. Chaque jour, elle le transformait en quelqu'un de meilleur. Elle ne le poussait pas vers le haut, elle le tirait. Il avait besoin de son aide, de sa présence. Sans elle, il serait sans doute un homme totalement différent, et il aimait l'homme qu'il était devenu, il aimait la femme qu'elle était devenu, il aimait ce qu'ils étaient...

Et puis, cette fois-ci, ce fut Ian qui bascula, et non pas la situation. Il se laissa allongé sur le lit, son corps accueuillant les formes de la demoiselle qui grimpa sur lui. Il lui lança d'un sourire pétillant, et pourtant bien pale en comparaison au regard qu'il avait pour elle. Vous voyez les Icones de la vierge Marie, dont la silhouette est ornée d'un aura de lumière ? Parfois il la voyait comme ça. Bon j'exagère a peine. Mais, tout ça pour dire que, perdu sans son regard chocolat, le reste était tellement futile, inexistant. Quand je disais qu'il avait l'impression de l'aimer comme au premier jour, je ne mentais pas. Quand il était avec elle, ce truc qu'il ressentait au fond de lui explosait a chaque fois, mais pas d'une façon genante, pas d'une façon qui peut nous rendre gauche. Non, plus le temps passait, et plus il était a l'aise avec ça. A l'heure actuelle, il brulait toujours autant pour elle, mais ne se laissait pas embraser par tout ça, il tempérait cette flamme éternelle.  « Par contre, je crois que tu vas oublier ton brunch. J'ai plus du tout envie de bouger. »  son sourire s'étira. Bon, d'accord, Ian avait tendance a s'enflammer, finalement. Mais à sa façon. A l'entente de ses mots, il envisageait déjà une idée pour remplacer le brunch. Mais elle nécessitait de bouger, malgré tout... Oui, Ian aimait Delilah comme au premier jour, et la désirait tout autant. Ca n'était qu'un homme. Il connaissait bien plus l'étendue de sa libido que celle de son coeur.. Mais, la jeune femme tua cette idée dans l'oeuf, en s'allongeant a ses cotés. Il laissa tomber lui même cette idée, et tourna son regard sur elle, lorsqu'il se sentit fixé, observé. Il la regarda dans ce demi sourire qu'il lui faisait, amusé, a chaque fois qu'elle bloquait sur lui ainsi. Il avait toujours trouvé ca flippant, ce yeux rivés sur lui, mais marrant. Ca n'était pas un regard qui le gênait. Au contraire. D'un certain coté, c'était comme un truc qui gonflait son ego, sa confiance en lui, et en eux. Il referma ses bras autour d'elle quand elle vint s'y blottir, et déposa un baiser sur son front. S'étaient-ils vraiment disputés? Il ne ressentait absolument plus aucune haine, once de colère, comme si ce passage avait été mit entre parenthèse. D'ailleurs, il se retrouvait là ou la journée avait commencée, dans le lit, l'un contre l'autre. Il aurait aimé que cette parenthèse n'ait pas lieu, mais elle avait eu le merite de le liberer pour quelques jours tout du moins.. Un mal nécessaire, peut-être.Elle releva la tete et se mit a rire doucement en croisant son regard " On a de drôles façons de commencer nos weekends en amoureux, non ?  " Et bien, en prenant en considération le fait qu'elle était entrée dans la nuit du vendredi soir comme une pro dans sa piaule, qu'elle avait fait une enquête sur lui pour le cuisiner le samedi matin au réveil... oui.. Oui c'était une façon étrange de faire les choses. Mais Ian n'avait plus de doute, Delilah était une espionne au service du S.H.I.E.L.D, la ligue des super héros.... cette idée le fit sourire avant qu'il ne roule des yeux a sa remarque suivante : " tu plaisantes ? Je sais bien que tu prends un malin plaisir a m'engueuler dès que l'occasion se présente. T'es tyrannique, c'est dans ta nature. " C'était ironique bien évidemment. Le sourire qu'il avait aux lèvres ne laissait pas de place aux doutes. Il l'embrassa a son tour, tendrement. C'était sans doute là, la vrai réponse qu'il lui donnait. Le : " je sais bien que tu le fais pour moi" qu'il n'avait pas formulé se fit signer ainsi, levres contre lèvres. Restant allongé a coté d'elle, il se redressa juste assez pour s'accouder, se penchant au dessus de Delilah, tout en prolongeant les mots d'amour muet. Sa main libre vint alors épouser la forme de la joue de la demoiselle, tandis qu'il déposait encore sur ses lèvres de tendres baisers, murmurant entre l'un d'entre eux : " et je t'aime aussi . " Un mot qui étira son propre sourire.






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