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« Le temps d'une bouffée de vapeur. »

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ETUDIANTE
Mary Charlotte Taylor

Et si tu nous disais tout de toi ?
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MessageSujet: « Le temps d'une bouffée de vapeur. » « Le temps d'une bouffée de vapeur. »  EmptyVen 26 Oct - 0:36





Chapitre I
Ma veste, mon sac, diantre !
C'était un mercredi, à midi lorsqu'un détail frappa violemment l'esprit de Mary Charlotte. Cela faisait donc plus d'une semaine que Jordan était parti. Une semaine sans la moindre excitation, sans la moindre lueure d'amusement pure, sans le moindre pétage de câble et surtout, une semaine sans lui. L'absence de Jordan, c'était comme avoir une enclume dans le cœur. Sa gaieté et ses bons petits croissants chauds au matin étaient entré dans la vie de Mary depuis maintenant plus de dix ans. Et chaque départ lui offrait davantage d'amertume. Car il fallait l'admettre, son meilleur ami occupait bien le vide de ses sourires et de ses joies. Et donc là, c'était la grosse déprime. Gabriel et Croustillons, ses poissons rouges, n'avaient guère la fougue de leur parrain Jo'. Ni sa démence, ni son humour. Leurs petites bulles à la surface ne faisaient plus tellement rire la blondinette qui se lassait de leurs dialogues muets.

Devant son assiette de pennes carbonara, elle somnolait. Car la nuit précédente eue été abominable. Cauchemars, moustiques, chien qui aboie, pas trouvé la position idéale, ... Les grosses rides graves sous ses yeux en disaient long. Et cette fois-ci, il fallait agir. Le soleil pouvait offrir tous ses rayons aussi chaud qu'une concurrence des Bahamas, ils ne remplaceraient pas la chaleur d'un véritable être humain. Et c'est là, qu'il entrait en action. Le téléphone. Sur lequel elle composa une série de chiffres, avant de tomber sur une petite voix fluette annonçant l'absence de son propriétaire. Il rappellera plus tard, ce n'était pas bien grave.


- William ? Oui, c'est Mary Charlotte. Je te propose une sortie, ce soir ! Cinéma, soirée ou restaurant, que sais-je ! Dis moi quand tu es dispo', prends soin de toi, bisous !
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William A. Donovan

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MessageSujet: Re: « Le temps d'une bouffée de vapeur. » « Le temps d'une bouffée de vapeur. »  EmptyVen 26 Oct - 18:43

Le temps d'une bouffée de vapeur.
→ William & Mary


J'avais finalement décidé de me rendre chez Mary malgré tout. Vous allez me prendre pour un lâche, quelqu'un qui ne pense qu'à lui et qui ne tient pas ses promesses, mais j'en ai rien à faire. Si elle m'avait appelé c'est qu'elle se sentait bien avec moi, qu'elle voulait que je sois là et c'est pourquoi je m'étais rendu chez elle. Alors que je venais de toquer à la porte, Mary était déjà là et me souriait. J'adorais son sourire, il remontait vraiment le moral à n'importe qui, peu importe la situation. Elle me serra la main et je lui rendis un sourire, que j'essayais de rendre le plus sincère possible. Je me sentais coupable, alors sourire n'était pas la chose la plus facile à faire. Pourtant, j'allais essayer : je la voulais rassurée. Elle m'invita à m'installer et de faire comme chez moi. J'ai toujours trouvé que cette phrase ne servait à rien. Tout le monde la lançait aux invités, alors qu'aucun d'entre eux n'allait vraiment faire comme chez soi. Parce que ouais, évidemment, chez quelqu'un, on n'allait pas se vautrer dans un fauteuil comme on l'aurait fait chez nous. Ou on se serait pas dirigé vers le frigo, on ne se serait pas pris de bière et on se serait encore moins installé devant la télé. Donc ouais, en fait, cette phrase ne servait à rien du tout. Bref, alors que je m'installais dans le canapé, Mary inspira fortement et courut rapidement vers la cuisine en s'écriant "Mes Bretzel!" Il y avait de la musique, mais elle n'allait pas assez fort à mon goût. Enfin, je n'y touchais pas, peut-être que la jeune femme n'aimait pas la musique au volume élevé. De la cuisine, elle me demanda si je voulais boire quelque chose. Je réfléchis quelques instants, puis lui demandais gentiment un coca. J'aurais peut-être préféré de l'alcool, ouais, mais je ne voulais pas être bourré devant elle. Rapidement, elle revint un plateau de Bretzel encore chauds à la main, plus une bouteille de whisky et deux verres.

« Du whisky? » dis-je, un peu étonné.

Elle me dit qu'elle avait cru entendre que j'aimais ça. C'est pas faux, en même temps. Le whisky, j'adorais ça, c'était juste le fait d'être complètement saoul qui me dérangeait. Enfin, un petit verre ne me ferait pas de mal, j'avais l'habitude d'en boire. Je servis donc un petit verre à Mary - je supposais qu'elle en prendrait aussi puisqu'elle n'avait pas ramené d'autres boissons - et me servis un verre pour moi après. Je pris une gorgée puis lançais la discussion :

« Alors comme ça tu voulais me voir? »

Pas besoin de dire quoi que ce soit de plus, elle savait que je n'étais pas un grand bavard et trouver des sujets de conversation, ce n'était pas trop mon truc. Je pris également un Bretzel, avant de grimacer parce qu'il était vraiment chaud. J'en croquais un bout puis en pris un autre et le tendit à Mary.

« Ils sont vraiment bons, Mary ! Je sais pas comment tu fais ! »

Les Bretzel, c'était le symbole de notre amitié, en quelque sorte. C'était bien marrant, en fait. A chaque fois que je venais, elle m'en servait, comme elle savait que j'adorais ça. Je repris une autre gorgée de ma boisson, puis lui pris la main et entrelaçais ses doigts aux miens.

« Tu sais que tu es la seule personne à qui je fais vraiment confiance à cent pourcent ? La seule personne sur qui je peux vraiment compter? Merci infiniment, pour ça. »

J'avais besoin de lui faire comprendre ce que je ressentais, je voulais la remercier pour ce qu'elle faisait pour moi. Cette jeune femme, je l'adorais, vous ne vous imaginez pas à quel point. Avec elle, j'étais juste trop bien et j'avais enfin l'occasion d'oublier mes soucis pendant quelques instants. Cette jeune femme, elle s'appelait Mary et elle était juste parfaite.





Dernière édition par William A. Donovan le Dim 28 Oct - 18:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Le temps d'une bouffée de vapeur. » « Le temps d'une bouffée de vapeur. »  EmptySam 27 Oct - 11:40





Chapitre II
Le miel d'un sourire.
Et tandis qu'elle patientait afin d'obtenir une réponse de l'intéressé, Mary s'était levé, effectuant un peu de vaisselle et s'amusant, avec la mousse, à former une des ces tours de Pises. Car oui, elle en fait souvent, des tours de Pises en mousse. Puis, elle avait allumé la radio, offrant un air de Superbus à son appartement. Pauvres Gabriel et Croustillon. Ils devaient entendre toutes les résonances des bafles à chaque accord. Donc, elle en laissa juste un fond. Et tandis que le silence ré-imprégnait l'endroit, Mary se demandait. Et William ? Est ce qu'il allait bien ? Avait il moins d'idées noires ? En espérant qu'il aille de mieux en mieux. Soudainement, Mary sourit. Pour William, bien sûr et sa délicieuse présence mais également car tout cecilui ramenait en mémoire l'époque où elle s'occupait de Samuel. Le pauvre avait terriblement peur du noir et l'épisode où elle lui avait offert une veilleuse la fit même glousser un peu. Tiens, de quoi pouvait donc avoir peur Will' ? Le temps d'attraper une réponse quelconque, la porte sonna. « Salut Mary ! » Elle sourit largement. « William ! Tu as reçu mon message, alors ! » dit-elle en serrant sa main dans la sienne, le faisant entrer et, oubliant ses douceurs au four, elle l'amena dans le salon. « Installe toi, fais comme chez toi, tu connais ici ! ». Mary inspira gravement, se précipitant dans la cuisine. « Mes Bretzels !! Je reviens ! »La musique allait encore et les quelques perles de bois qui s'entrechoquèrent au passage de la cuisinière offrit un aspect plutôt chaleureux à la pièce. Elle avait sauvé ses biscuits. Aussitôt soulagée, elle lança : « Tu veux boire quelque chose Will' ? Jus de fruits, soda, alcool ? » S'occuper de William était un vrai bonheur. Le fait de pouvoir se sentir importante, utile et véritablement appréciée lui donnait beaucoup de satisfaction. Mais il n'y avait pas que de la satisfaction Personnelle ! Le fait aussi de le voir sourire, passer un bon moment, comme au restaurant avec ses bolognèses, c'était tout simplement agréable. Le pauvre avait dû tellement souffrir de voir sa sœur sans la voir. Sans dire que Delilah n'avait pas souffert, bien sûr que si. Mais ce regain de fraternité rejetée lui avait fendu le cœur. Puis surtout, arrivé à New-York, il était perdu. Sans avoir beaucoup de connaissances. Un homme livré à lui-même. Donc... Il fallait agir. Mary déposa le plateau de bretzels au sucre chauds devant lui, admirant goulument la fine pâte croustiller et pétiller à la surface de ceux ci. Avant de repartir dans sa cuisine, saisissant deux verres ainsi qu'une bouteille de Whisky que Jordan avait laissé à son départ. Elle revint au salon, déposant le nécessaire sur la table basse près des bretzels et le scruta d'un regard léger, sourire en coin. « Je pense avoir entendu que tu appréciais le whisky...»
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